Menu

Black Charles : « On parle tous la musique »

4 juillet 2020 - Non classé
Black Charles : « On parle tous la musique »

Charles Tanoh-Boutchoué Alias Black Charles est un Artiste multi-casquettes. A la fois DJ, Beatmaker, Directeur Artistique et membre du collectif << Bain de foule>> créateur et initiateur de LaSunday.

Il Naquit le 11mai 1983 au Brésil, où son père, alors diplomate pour le compte de la Côte d’Ivoire était en fonction. C’est grâce à la passion de celui-ci pour la collection de vinyle, que dès l’enfance, Charles est piqué par le virus de la musique.

En raison des affectations de son père, il fait son primaire et les deux premières classes du collège à Abidjan. Quant au reste de son cursus scolaire il l’effectue à  New York. C’est à 14 ans et dans cette mythique ville américaine qu’il découvre son amour pour la musique. Son désir d’expression, amplifié par le buzz médiatique autour du clash Biggy- Small & Tupac, le pousse à créer son premier groupe de Rap avec des copains du lycée. Faute de trouver un Beatmaker à son goût, il décide de s’y mettre lui-même.

Du Beatmaking, il flirte avec le Djing dont il apprend les rouages avec BIRAN; son aîné, jeune ivoirien, Banquier le jour et DJ la nuit. Ce dernier très populaire à Manhattan y animait les soirées africaines. Il renoue avec la scène alternative à East Village, ville réputée pour sa diversité culturelle, sa tendance de nuits, ses salles de spectacles, ses cafés et ses bars branchés.

Curieux de nature et ne se fixant aucune restriction pour la musique qui le fait vibrer, il élargit ses horizons en se frottant aux communautés hispanique, blanche, noire etc. C’est alors qu’il tombe sous le charme de la Soul, du Jazz mais surtout du rock.

Pour lui, Jimmy Hendrix demeure le meilleur musicien de tous les temps.

En 2008 il rejoint sa famille en Egypte et se retrouve en quelque sorte à la croisée des chemins, Obligé de faire un choix de carrière. Titulaire d’un Bac ES, il change de formation; de Busines marketing à Communication Media avec un programme mineure en ingénierie de son. C’est Ainsi que Black Charles se perfectionne dans la structuration de la musique, approfondi ses recherches sur la musique électronique qui le captive un peu plus. En parallèle il apprend aussi la photo et intègre une agence de presse en tant reporteur photo.

2011 épuisé par ces nombreux voyages Black Charles rentre seul à Abidjan et laisse partir la famille en Russie. De retour en côte d’ivoire il rejoint la grande famille HIP HOP dans laquelle il essaie de se trouver un chemin. il ne manque aucun sound système. il se met à disposition avec son appareil photo pour immortaliser les moments forts de l’émission « AFTER KLASH » diffusée sur COCODY FM animé par OZONE qui est une figure de proue de la culture hip hop en Cote d’Ivoire.

Par la suite il obtient sa première résidence dans un petit  bar au  2 Plateaux Vallon. En 2013 le bar ferme, premier gros mur, il est au chômage. Le doute s’installe.

Courant de l’année 2014 après plusieurs hésitations il devient le DJ du Bao Café un endroit assez prisé à Abidjan. Par personnes interposées il rencontre feu Dj Regio qui devient son binôme. Avec lui il découvre la scène électro d’Abidjan. Il se fait un nom dans cet univers. Ses sets sont très appréciés dans les soirées « Ubris », « Electropique » pour ne citer que celles-ci.

 Les évènements s’enchainent « La sunday » voit le jour. Un petit « chill » entre des copains les dimanches après-midi dans la commune de cocody à l’origine ; qui au bout de quelques semaines seulement, de façon organique, avec la magie des réseaux sociaux, prend des allures de festival.

Les medias au-delà de nos frontières s’y mettent. Le journal Lemonde, RFI,  « Jeune Afrique », « France 24 » consacrent des pages entières à ce « woodstock » à la sauce ivoirienne.

Le collectif « Bain de foule » a réussi à créer une économie locale grâce à cet évènement à la fois hype et cheap, accessible à toutes les couches sociales. La Sunday désormais une scène internationale  réunit  aujourd’hui plus  de 11 000 personnes.  Leur devise «Put Abidjan on the map ».

Pour Black charles, le seul langage qui est compris par tout le monde, c’est la musique. On parle tous la musique et l’essor du peuple noir demeure dans sa diversité culturelle.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *